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Projet - Voyage Madagascar 2005


Album de photos Carnet  de bord

A la rencontre du Père Pedro et des enfants d’Akamasoa

JATUR en partenariat avec la paroisse protestante de Servette-Vieusseux

Août 2005 

Situation générale

 

Madagascar est une grande île (14 fois la superficie de la Suisse) au sud-est de l’Afrique. Ce pays en voie de développement est l’un des plus pauvres du monde

Quelques chiffres pour Madagascar

  • Superficie : 587'000 km2

  • Population : 16 millions d’hab.

  • Espérance de vie : 55,1 ans

  • PNB/habitant : 260 $ (2001)

  • IDH*: 147ème rang mondial sur 173 pays       Source

 

Quelques chiffres pour la Suisse

  • Superficie : 41'000 km2

  • Population : 7,2 millions d’hab.

  • Espérance de vie : 79,8 ans

  • PNB/habitant : 38'330 $ (2001)

  • IDH* : 11ème rang mondial sur 173 pays     Source

 

Sa capitale, Antananarivo, compte environ 250'000 marginaux sur 1,2 million d’habitants (soit 20,8 % de marginaux). Selon un rapport de l’UNICEF de 1990, 3'000 enfants de 6 à 15 ans vivaient dans les rues. Ces hommes, ces femmes et ces enfants sont réduits à la mendicité, à Sa capitale, Antananarivo, compte environ 250'000 marginaux sur 1,2 million d’habitants (soit 20,8 % de marginaux). Selon un rapport de l’UNICEF de 1990, 3'000 enfants de 6 à 15 ans vivaient dans les rues. Ces hommes, ces femmes et ces enfants.

Le projet du Père Pedro Opeka

 

Au début de l’année 1989, le Père Pedro Opeka, prêtre argentin et lazariste de la Congrégation de Saint-Vincent de Paul, est profondément touché par cette pauvreté et décide d’aller leur parler avec quelques volontaires.

 

L’alcoolisme, la drogue, la prostitution et la violence sont quatre mots qui, traduits en malgache, commencent par la syllabe MI. Les 4 MI sont donc ces démunis qui sont touchés par ces quatre fléaux indissociables de la vie dans la plus grande précarité. Ils ont alors raconté au Père Pedro et à son équipe leur vie, leurs souffrances ainsi que leur volonté de s’en sortir si une aide appropriée se présentait. Car seuls, ils ne peuvent pas surmonter une misère aussi profonde. Contrairement aux pouvoirs publics en place qui ne se soucient pas de ces pauvres, ou à d’autres qui ont promis leur aide sans jamais vraiment l’apporter, le Père Pedro s’investit corps et âme pour leur redonner une dignité de vie, c'est-à-dire le minimum vital pour un être humain : de l’eau, de la nourriture et un logement précaire.

Akamasoa

Il fonde Akamasoa - «les bons amis » à prononcer Akamasou - une association ayant pour but de mettre en oeuvre un devoir de solidarité entre les hommes. De cette solidarité naît l'aide morale et matérielle nécessaire à la réhabilitation des 4 MI, À leur réinstallation et à leur réinsertion sociale.

Dès novembre 1998, 70 Familles vivant à proximité d'une décharge publique ont reconstruit leurs maisons et se sont remis au travail de la terre par l'intermédiaire d'Akamasoa.

b) Le fonctionnement

Pour sortir de la pauvreté, les 4 Mi ont avant tout besoin d'un soutien moral. Après de nombreuses années dans la misère, il faut retrouver l'espoir d'un avenir meilleur.Pour ce faire, ils doivent récupérer physiquement grâce à une aide alimentaire et des soins médicaux, ainsi qu'un hébergement provisoire en terre salubre et loin de la rue.

Tout cela ne pas pas sans l'apprentissage des règles de vie communautaire : respect d'autrui,règles d'hygiène, participation aux tâches et aux réunions collectives, abolition du vol et du mensonge, de l'alcool et de la violence.S'ils respectent les règles de vie communautaire, ils peuvent ensuite construire leur maison en dur et leur mobilier de base.Pour cela, ils ne sont pas seuls, mais aidés par des ouvriers locaux, ancien 4 MI eux-mêmes ayant réussi leur réinsertion sociale.

Les 4 MI reçoivent des outils de travail, un poste d'activités ainsi qu'une formation adéquate. Les enfants doivent suivre des cours de remise à niveau pour entamer une scolarité normale.

Durant toutes les étapes de leur réhabilitation, ils sont suivis, encouragés et conseillés par le personnel de l'association. Seule une telle approche du problème donnera des résultats tangibles. Akamasoa n'est pas là pour simplement donner du confort à des pauvres. Elle est présente pour donner la chance à des êtres humains de mener et de partager une vie digne, une vie d'homme. Son but n'est pas d'entretenir les malheureux, mais vraiment de leur permettre d'être un jour, autonome :«C'est l'esprit qui fait la personne ».

Proverbe malgache

c) À plus long terme

Mais pour l'instant, l'autonomie n'est pas encore à l'ordre du jour. Comme le dit le père Pedro lui-même : «Pouvons-nous nous reposer à présent en nous félicitant du devoir accompli ? Non, car ceux qui ont repris pied ont encore besoin de nous. Nous ne pouvons pas les abandonner. Nous resterons à leurs côtés, forts des victoires déjà remportées sur la misère et sur la déchéance.» En effet, le spectre de la rue, la tentation de l'argent facile, du vol de la violence reste bien présent en tous ceux qui les ont vécus. Il leur faut donc une aide même après leur victoire sur les fléaux de la rue, afin qu'il ne se fasse pas à nouveau à AP par leurs anciens démons.

d) Aujourd'hui

Aujourd'hui, l'association Akamasoa s'est développée en cinq sites:

  •  Manantenasoa: regroupant cinq villages
  • Antolojanahary
  • Ambatomitokona
  • Andralanitra
  • Mahatasara

Elle accueille 13'500 bénéficiaires directs, soit 3900 familles (dont plus de 60 % d'enfants de moins de 15 ans). Elle est soutenue par la Communauté Européenne ainsi que des ambassades de France, d'Allemagne et du Japon.

Notre groupe

Nous avons décidé de nous rapprocher de JATUR, une association connaissant bien les questions liées aux séjours de courte durée dans les pays éloignés. Nous sommes huit jeunes de 18 à 21 ans, domiciliés à Genève et dans les environs. Nous avons tous fait notre catéchisme à la Protestante de Vieusseux, qui nous a sensibilisé aux valeurs du partage, du soutien d'autrui et appris à aimer notre prochain. Ce n'est pas dans un but d'Européens sachant tout faire que nous allons sur place, mais juste pour proposer nos mains là où elles seront utiles. Durant tout notre voyage, nous serons encadrés par un des pasteurs de la paroisse - qui a lui-même vécu à Madagascar -  et une personne laïque - animatrice jeunesse. Nous pensons avoir autant à recevoir de la population que nous rencontrerons sur place, que nous avons à leur apporter. Nous nous sommes donc mobilisés pour ce projet qui, au fil des réunions et des rencontres s'est concrétisé et est devenu nôtre.

 

 

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